Chronique de terrain

Il existe une émission de radio, tous les jours à 12h30 sur France Inter, « Carnets de campagne », dont le sous-titre est « Au carrefour des bonnes nouvelles ». Philippe Bertrand, l’animateur-reporter y parle de ces territoires, qui loin des clichés sur la désertification rurale, se prennent en main pour maintenir de l’activité et donc de l’économie.
J’ai arpenté mardi dernier, un de ces pays, la Haute Vallée, notre haute vallée de l’Aude qui pour longtemps symbolisait la crise des années 80, celle qui avait vu fermer les usines, Formica, Myrys pour les plus emblématiques, mais combien d’autres encore. Ces usines concurrencées par les produits à bas prix parce qu’à bas coûts économiques et à hauts coûts sociaux, venus de Chine et des pays émergents.
La matinée a commencé à l’abattoir de Quillan. Il était important pour moi, au moment où les médias relatent les excès dans certains abattoirs, de venir sur ce site. Un abattoir de proximité est la condition nécessaire pour la présence d’une économie de l’élevage : 200 exploitations dépendent directement de cet outil local. La taille de ce lieu qui achève sa dernière phase de mises aux normes assure un travail à échelle humaine respectueux des professionnels qui y travaillent et des animaux qui y sont traités.
A deux pas, se trouve également un magasin bio qui propose des débouchés aux producteurs locaux. Une démarche d’avenir.
Un peu plus haut dans la montagne, j’ai eu le plaisir de découvrir les projets touristiques de deux communes, tout d’abord le maire de Belvianes et Cavirac nous a amené avec Francis Savy et Annie Bohic-Cortes, conseillers départementaux, découvrir l’aire de repos à l’entrée des Gorges de la Pierre Lys qu’il souhaite améliorer pour le confort des nombreux visiteurs qui traversent ce défilé parmi les plus beaux de France.
A Axat, le train touristique dénombre pas moins de 18 000 passagers par an et génère 6 salariés à l’année et 14 en saison, il s’agit d’un outil de développement touristique indéniablement performant.

La matinée s’est achevée sur un site assez unique, le gîte des Massols. Un lieu magnifique, loin de tout et c’est justement ce que les touristes viennent chercher. Là, est proposé une « détox digitale ». Poser le téléphone, poser l’ordinateur, oublier le bureau et les tracas du quotidien, partir en balade, se reposer face à un paysage grandiose, voilà ce que souhaitent les hôtes venus du monde entier pour s’extraire le temps d’une pause ressourçante du monde et de ses cacophonies. Les propriétaires ont eu cette intuition et leur réussite semble leur donner raison. Il faut dire que la table d’hôte est particulièrement gouteuse !
A la lecture de cette première matinée, il ne faudrait pas imaginer que la Haute Vallée n’est qu’un très beau paysage touristique, l’économie du tourisme est puissante dans l’Aude, elle permet à des territoires de vivre, de se développer mais elle n’est souvent que la face visible d’une richesse économique plus vaste. Et pour preuve, les deux dernières haltes dans cette journée bien remplie. Tout d’abord, l’entreprise « Ad fabrication » qui travaille sur une niche : la fabrication personnalisée de classeurs et de petits matériels comme les valisettes, les boites, les cartons. Son slogan « le meilleur de la fabrication spéciale » traduit bien l’essence du projet d’entreprise. S’adapter au besoin du client pour une personnalisation totale du produit. Avec 10 salariés, cette structure prouve qu’il est possible de se développer hors des grandes infrastructures, si on a le bon projet industriel et un dirigeant dont l’ambition de réussir fait la force.
Ce mardi s’est achevé à Fa par la visite d’Aude literie, 17 ans d’existence, 4 salariés et un chiffre d’affaires en hausse constante.
En commençant par l’abattoir et en finissant par cette dernière entreprise, qui travaille principalement grâce à l’achat local, j’ai encore eu la confirmation de ce que le Département soutient et encourage : les audois font l’économie audoise. D’abord par leur travail, leur imagination et leur ambition. Ce sont nos entrepreneurs, nos éleveurs, nos agriculteurs, nos viticulteurs. Mais aussi par leurs achats, chaque fois que vous achetez local, vous contribuez à structurer et à renforcer notre tissu économique et vous vous engagez aussi en faveur de l’environnement. L’Aude ne manque pas de propositions, et nous avons l’ambition de vous les faire découvrir.

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