Non, l’aide publique au développement ne doit pas être une variable d’ajustement budgétaire !

Le Gouvernement recherche des marges de manoeuvre dans le budget, des « économies ». Et l’aide au développement fait douloureusement les frais de cette politique budgétaire. Ainsi, Gérald Darmanin a annoncé que l’enveloppe du ministère des affaires étrangères sera amputée de 282 millions d’euros, « dont la moitié sera de la baisse de l’aide publique au développement », soit une coupe budgétaire de plus de 140 millions d’euros. Cette décision va totalement à contre courant du sens de l’histoire.

Les pays en voie de développement sont les premiers et les plus touchés par toutes les crises qui percutent notre monde : l’emballement climatique dont la responsabilité des pays du nord est réelle, crise économique notamment dû au pillage des ressources par les multinationales occidentales, crise politique, et enfin conflits armés principalement autour de l’extrémisme islamiste.

Les Pays du sud souffrent et ils ont plus que jamais besoin de l’Aide publique au développement pour trouver des solutions. Et au delà, s’il ne fallait être que pragmatique, aider le sud, c’est engager un programme gagnant – gagnant. Donner de l’activité et de la croissance aux pays du sud revient à fixer leurs populations qui retrouveraient ainsi un espoir, un moyen de vivre sur place sans partir en quête d’un hypothétique eldorado. De plus, dans un monde globalisé, plus les espaces en croissance sont nombreux, mieux l’économie mondialisée se porte. Il ne faut plus considérer nos espaces comme déconnectés les uns des autres. Prendre la décision de participer au décrochage d’une partie des pays du sud, c’est refuser de voir cette interconnexion et pire c’est permettre l’accroissement du fossé entre les pays du nord et les pays du sud. Jusqu’où ? Jusqu’à ce que le fossé ne puisse plus être comblé et laisser alors le soin à d’autres de le réduire de la pire des manières : l’asservissement politique à la manière de l’Etat islamique ?

Notre devoir est de les aider, sans discussion, en recherchant inlassablement à faire profiter au plus grand nombre du droit au développement et à la croissance qu’en son temps, l’Europe a eu. Jamais nous ne devons renoncer à nos idéaux, et le premier d’entre eux est pour nous, peuple issu des Lumières, l’accès à la liberté et à l’épanouissement collectif et individuel. Nous ne pouvons pas admettre qu’une partie de plus en plus grande de l’humanité soit en souffrance alors que nous avons les moyens d’y remédier. C’est un devoir que notre histoire nous a confié, ne l’oublions jamais.

Notre responsabilité est immense et j’avais voulu au moment de la Présidentielle, fidèle à mon engagement en faveur de la coopération, notamment décentralisée, m’associer aux démarches de sensibilisation des candidats pour faire de ce sujet un vrai sujet de débat et d’engagement de leur part. La décision prise par le gouvernement démontre à quel point ces inquiétudes étaient légitimes. Aujourd’hui, comme trop souvent dans notre histoire contemporaine, l’Aide publique au développement fait les frais d’une vision court-terministe et égocentrée du monde et de la place de la France en tant que nation responsable et engagée dans le monde et son devenir.

Oui, je suis toujours rocardien…

Un internaute a réagi à mon précédent post « De vous à moi… » publié au lendemain du second tour des élections législatives.

Il pense y lire mon « désarroi face à la défaite » et me reproche « de mettre mon parti avant mes convictions ». Il rappelle que je suis « un élève de Rocard, ce qui plait à de nombreux socialistes » et semble regretter que mon billet « montre une facette « partisane ».»« Assumez ce en quoi vous croyez et si c’est de combattre totalement En Marche, expliquez quelle logique vous y amène. Parce que là, on ne comprend pas cette évolution. » m’invite-t-il, car « De vous à moi, reconstruisez le PS si vous arrivez à le convaincre que la social-démocratie est la seule gauche capable de progrès pour nos enfants. Assumez vos convictions et quittez-le sinon. Y rester avec une ligne de critique permanente du gouvernement, autant que vous rejoignez la France Insoumise. Y rester pour appuyer vers la gauche son action, ce serait cela de la fidélité. »
Je tiens à répondre à ce commentaire car il me permet d’approfondir mes arguments.
Pas de désarroi, mais beaucoup d’interrogations, je l’admets. Le temps politique qui s’est ouvert avec le renoncement de Francois Hollande a obligé chacun de nous – et surtout les socialistes- à s’interroger sur l’avenir et donc sur le positionnement vis-à-vis de celui qui est aujourd’hui président de la République.

Oui, j’étais et je suis encore rocardien et je ne renie rien de mon profond attachement à l’homme politique et au penseur.

Se revendiquer du parti socialiste n’est pas « montrer une facette partisane », comme si être partisan devenait une sorte d’injure, de minoration de son engagement. D’autant plus qu’il serait plus aisé aujourd’hui de gommer cette identité. Or, pour moi, elle est viscérale et je ne suivrai pas l’air du temps en la reniant.

Comme Rocard, je pense que les partis politiques doivent structurer la vie politique. D’ailleurs, le mouvement citoyen, En Marche, est rapidement devenu, dès après l’élection, un parti politique « comme un autre » parce qu’il est utopique de penser que la vie politique puisse s’organiser en dehors des formations qui structurent le débat et permettent au citoyen de se « situer » idéologiquement.

Ce n’est pas parce que les structures partisanes ont failli par leurs méthodes d’animation et de recrutement, ce n’est pas parce qu’elles sont dévitalisées par l’usure successive du pouvoir, qu’il faut pour autant les passer par dessus bord. Bien au contraire ! La démocratie a besoin d’outils et les partis en sont un. A nous tous, citoyens et élus de les inventer à nouveau pour leur permettre de supporter les évolutions de notre temps. Nous avons par confort et habitude, trop tardé à le faire, oui, c’est évident.

Rocard, lui-même quand le «phénomène » Macron est apparu, n’a pas manqué de cibler ces ambiguïtés alors que ce dernier se revendiquait de son héritage, en une phrase testamentaire : «Jeune socialiste, je suis allé chez les partis suédois, néerlandais et allemand, pour voir comment ça marchait. Le pauvre Macron est ignorant de tout cela. La conscience de porter une histoire collective a disparu, or, elle était notre ciment.»

Vous pensez que la logique de mon attachement rocardien impliquerait que je ne m’oppose pas au pouvoir en place, au nom du réformisme et de la modernité. Mais justement ! Les convictions de Rocard l’amenaient à avoir certes une vision ouverte de l’économie (ouverte mais non libérale !) mais en contrepartie, il proposait des évolutions sociales et sociétales fortes. Et surtout, contrairement à Macron, il pensait que l’épanouissement des citoyens passait non pas seulement par le travail mais par un développement personnel et collectif basé sur les arts, la culture, les loisirs, une sorte de post-modernité et par une parfaite intégration au sein de la société. Nous sommes loin de la pensée macronienne pour qui seul le travail fait l’homme, ce qui implique que les personnes exclues du monde du travail seraient des citoyens de seconde zone (rappelez-vous ses assertions sur les chauffeurs Uber). N’oubliez pas que c’est Michel Rocard qui a inventé le Revenu minimum d’insertion (RMI devenu RSA), parce que justement il voulait inclure tous les citoyens dans un avenir commun.

Un dernier point sur la question de l’opposition systématique. Ce n’est pas dans mes gènes politiques. Je veux que la France réussisse mais pour cela il faut que le collectif fonctionne. Il ne faut pas que la France s’organise à plusieurs vitesses et j’ai de très grandes inquiétudes sur cette question. D’où une vigilance extrême qui n’a rien de commun avec une opposition systématique, stérile et abêtissante.

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De vous à moi

Aujourd’hui, je dois vous parler. Comme tout homme politique ou juste comme n’importe quel homme confronté à un échec, il ne sera pas possible d’avancer tant que du passé, je n’aurai pas tiré un bilan, que je me dois et que surtout je vous dois d’établir.

Souvent dans la campagne qui s’est achevée dimanche, j’ai entendu qu’il m’était reproché d’avoir louvoyé de Hollande à Valls, de Valls à Hamon, ça c’était l’opposition qui m’en accusait. Paradoxalement, dans ma propre famille politique, j’entendais inversement que je ne me serais pas assez investi dans la campagne de Hamon, par fidélité envers Valls. De ces accusations, je veux parler aujourd’hui, le plus directement possible.

Le 19 novembre 2016, j’accompagne François Hollande en Lauragais, cette journée se finit par un échange entre nous, il est le Président de la République mais plus encore le héraut de la gauche, de ma famille politique, il porte mes valeurs, il incarne mes souhaits et mes espoirs. Je n’ai alors aucun doute sur sa candidature, je suis prêt à relever le défi de son accompagnement, je suis prêt à le suivre sur la nécessité de commencer par un inventaire de son action pour mieux livrer la bataille de la Présidentielle.

Le 1er décembre, dans une salle des Corbières, j’apprends brutalement qu’il renonce à se présenter et je suis comme de nombreux socialistes, abasourdi, choqué et désemparé. Qui pour incarner une ligne politique autour des valeurs de gauche de gouvernement, démocrates, écologistes, européennes et foncièrement sociales. Qui ? Les primaires de la gauche sont dans la foulée, il n’est pas temps de tergiverser. Manuel Valls devient alors le seul à mes yeux en capacité d’incarner mes valeurs et surtout le seul capable de les amener au-delà des Primaires citoyennes. Alors oui, je soutiens ce que sa candidature représente d’espoir dans une période rendue aléatoire, confuse, heurtée, tendue. Je ferai sa campagne lors des Primaires. L’issue n’est évidemment pas celle que j’aurais souhaitée, pourquoi s’en cacher ? Je ne l’ai d’ailleurs jamais fait.

Et pourtant, là encore, je n’ai pas hésité, j’ai souhaité m’engager au côté de Benoit Hamon, notre candidat désigné. Je souhaitais m’investir pleinement et contribuer à son programme en matière de ruralité. Benoît a lui souhaité que je prenne part, notamment, à la rédaction du volet tourisme du programme, en recevant des organisations professionnelles à Paris, en animant des réunions de travail et en faisant mon « travail » de militant de terrain.

Circonvolution ? aléas politiques ? changement de pied ? déloyauté ? Que n’ai-je entendu ! Tout et son contraire et toujours une volonté de salir mon parcours, d’enlever le sens qui n’a jamais quitté mon engagement. Le sens d’une fidélité à toute épreuve envers un parti, le mien, le Parti socialiste, à un moment où il est de bon ton et de bon confort que de s’en éloigner, que d’oublier que nous, les élus socialistes, devons cette élection au fait qu’un jour, les électeurs ont trouvé notre nom associé au poing et la rose. Nous savons chacun ce que nous lui devons, ne soyons pas ignorants de notre filiation au risque de perdre notre âme.

Ma fidélité est unique et sans appel, mon parti ce n’est pas un logo, ce n’est pas une rue, ici Fédou, là-bas Solférino, ce n’est pas un nom. Mon parti, c’est des femmes, des hommes et des convictions. Ma fidélité, je la porte à des idées et à des militants, à une histoire collective. Elle m’a permis de traverser les affres des Primaires sans faillir sur mes fondamentaux. Elle m’a permis de prendre conscience que la démarche de Manuel Valls prenait ensuite une voie divergente à ce en quoi je crois : la permanence de ce parti, de ses idées, son empreinte dans l’histoire et ce que chaque élu, chaque militant lui doivent.

Nous devons tout à nos luttes communes. Alors oui, je fais d’abord le choix du parti et non d’un homme ou d’une femme. Je fais d’abord le choix des idées. Je fais d’abord le choix d’œuvrer pour reconstruire une gauche, petit à petit ruinée par le bal des égos de nombre de ses représentants nationaux. Je fais surtout le choix de l’avenir et de dépasser le passé et ceux qui l’ont incarné jusqu’au rejet. Redonnons du sens au collectif, sortons de ces luttes de personnes exacerbées par l’élection présidentielle qui nous ont conduits, au Parti Socialiste, à pratiquement ne plus nous parler entre camarades, parfois même à nous haïr. Ce collectif, c’est l’essentiel ! Nous devons le repenser sur le temps long en sortant de l’immédiateté et des petites phrases dévastatrices.

Je ne cherche pas à vous convaincre, la fidélité demande des preuves, elle demande à s’exprimer, elle demande à être constatée. Alors demain, encore davantage, je vais m’atteler à la tâche pour vous redonner la confiance que certains ont perdue. J’espère que nous serons nombreux à œuvrer dans le sens du progrès, de l’ouverture et de l’avenir, parce que nous, socialistes, avons besoin les uns des autres.

Mardi, au bureau national, avant tout débat, une question a été posée : voulons-nous toujours vivre ensemble ? Question anodine ? Non ! Elle est centrale. Ma réponse est oui ! En tirant le bilan du mandat passé et de la campagne qui se termine, certes. En redéfinissant notre cadre collectif, sans anathème et en se tournant vers l’avenir pour rassembler les socialistes, puis rassembler la gauche. C’est le vaste programme que nous fixait Mitterrand il y a quelques décennies… il est toujours d’actualité.

Zones défavorisées : la mobilisation a payé

La semaine avait bien débuté pour l’Aude avec l’annonce de la ministre de la Culture concernant l’Unesco.

Elle se poursuit tout aussi favorablement avec les propos du ministre de l’Agriculture au sujet des zones défavorisées.

Toutes les communes audoises qui étaient dans ce classement avant sa refonte se trouvent enfin proposées dans la nouvelle mouture. Ce sujet était particulièrement sensible. Son importance économique et territoriale avait conduit à la mobilisation conjointe de la profession agricole et des élus. Cette mobilisation a donc payé.

« Avec les parlementaires et les présidents des intercommunalités concernés, j’ai saisi Stéphane Le Foll à plusieurs reprises. Il a su, avec ses services, être à notre écoute et nous donne aujourd’hui pleine satisfaction. La convergence de notre action avec celle des représentants de la profession nous permet d’obtenir ce résultat. »

Une satisfaction d’avoir été entendu, mais aussi un soulagement pour les agriculteurs audois concernés qui pourront désormais poursuivre plus sereinement leur activité, souvent difficile mais essentielle, sur ces territoires exigeants.

Nous l’avons fait !

Il y avait un horizon qui paraissait si lointain qu’il était un peu irréel, l’aventure était belle mais les étapes comme autant de cols infranchissables. Nous savions que déposer la candidature des forteresses de montagne, ce que nous appelions pendant des décennies les « châteaux cathares », au patrimoine mondial de l’Humanité, était certes un défi que nous entendions relever, collectivement, mais avant tout un défi un peu fou.

Il a fallu d’abord définir les contours scientifiques de cette candidature, des spécialistes de l’histoire médiévale, des fortifications, de la société méridionale ont travaillé des mois, pour donner un sens historique, culturel et patrimonial à la candidature. En 2015, la cohérence d’un groupe de biens apparaissait inébranlable : Aguilar, Lastours, Montségur, la Cité de Carcassonne, Puylaurens, Termes, Peyrepertuse, Quéribus.

Autant de « Citadelles du vertige », chères à Michel Roquebert, autant de châteaux perchés qui nous toisent depuis le Moyen âge, sentinelles de notre frontière sud, et qui aujourd’hui, nous pouvons le dire, entrent dans le cercle très fermé des monuments inscrits sur la liste indicative de l’Etat français pour l’UNESCO.

Ecrire cela alors que le Ministère de la Culture, sur proposition du Comité des biens français, vient de nous faire l’insigne honneur de cette inscription, parait presque irréel, tant la joie est immense. Bientôt, nous pourrons parler des étapes suivantes, des retombées économiques, des attentes en termes d’augmentation du nombre de visiteurs. Bientôt ! Mais, là, immédiatement, dans la joie de l’annonce, nous devons collégialement, nous les audois, nous réjouir de cette promesse d’avenir. Notre dossier, techniquement et scientifiquement irréprochable, l’unanimité du vote du Comité des biens français en atteste, n’a pu aboutir que parce qu’il a été porté par des élus investis, 8 propriétaire de sites, fédérés par le Département, tous puissamment mobilisés. Lors de l’inspection générale, préalable indispensable à la décision du Ministère, les deux experts mandatés ont loué les biens, la force du paysage, la majesté des lieux, mais aussi la fierté des propriétaires, l’engagement total en faveur de ce projet. Ils ont compris que derrière des monuments, il y avait des femmes et des hommes, heureux de porter un projet inouï, audacieux et finalement évident. Ici, la force du collectif n’est pas une vue de l’esprit, il s’agit bien de ce qui fait gagner l’Aude, sa cohésion pour de grands projets. Et l’inscription de ces forteresses à l’UNESCO est bel et bien un immense projet d’avenir.

Aujourd’hui, soyons heureux de cette décision et engageons-nous pour qu’au plus vite, notre candidature soit portée devant l’UNESCO. Et nous avons besoin de vous tous. Intégrez le comité de soutien de la candidature, venez exprimer votre attachement à ces monuments de notre patrimoine pour que d’audois, il devienne mondial. Nous le savons dorénavant, il en a toute la puissance fédératrice.

Cap sur la présidentielle

Dimanche, je serai présent à la convention d’investiture de Benoit Hamon, candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle.

Fidèle à mon engagement et à mon parti, je respecte le choix des électeurs de la primaire citoyenne et je serai évidemment aux côtés de Benoit Hamon dans cette campagne.

Manuel Valls, pour lequel mon engagement n’a pas failli, a montré une fois encore le chemin dimanche soir en acceptant ce résultat et en faisant preuve d’une grande loyauté. Une attitude d’une grande dignité et d’une grande responsabilité, à l’image de l’homme qu’il est, que je veux à nouveau saluer. Il sait à quel point il peut et pourra compter sur moi, et ce dès les prochaines semaines, pour participer à la création d’une plateforme des progressistes. Je garde cette conviction que les idées qu’il incarne doivent rester au cœur du projet politique socialiste.

Désormais, les campagnes présidentielle et législatives s’ouvrent. Nous, socialistes, devons préserver notre unité et nous rassembler pour préparer l’avenir tout en défendant le bilan du quinquennat. Ce rassemblement est impératif car, comme le disait Mitterrand, la gauche ne peut gagner que si le P.S. est uni. De son unité, préalable indispensable, dépend le rassemblement de la gauche.

Je compte sur Benoit Hamon, que je connais personnellement depuis 25 ans, pour le réaliser. La convention d’investiture doit en être l’acte fondateur.

Pourtant, certains, sans attendre, ont déjà tranché en se tournant vers un horizon qu’incarnerait Emmanuel Macron. Je leur dis qu’ils font là un pari hasardeux tant le flou plane sur son programme dont l’annonce, bizarrement ou très sciemment, est sans cesse repoussée.

D’autres voudraient pousser Benoit Hamon dans les bras de Jean-Luc Mélenchon en rompant avec le courant progressiste du P.S. incarné par Manuel Valls. Je leur dis qu’ils font un pari fou et qu’ils perdront à coup sûr en suivant des idées et des postures aux antipodes de notre idéal socialiste notamment sur l’Europe.

Rassemblons-nous, restons unis et parlons aux électeurs de gauche. Que notre programme soit leur signe de ralliement et rien d’autre. Refusons de croire ce que d’autres pensent pour nous. Non, les socialistes ne sont ni une force d’appoint ni les instruments d’un basculement idéologique. Nous appartenons à une famille politique fière de son histoire, de ses batailles gagnées, de ses avancées sociales riches, de tout ce qu’elle a fait à travers le temps long de la démocratie, pour la France et les français.

Dans la période trouble et instable que nous traversons, les enjeux sont considérables, ne nous trompons pas d’adversaires.

Face à une droite extrême adepte de la casse sociale et l’extrême droite qui se voit aux portes de l’Elysee, les socialistes doivent continuer d’offrir une alternative solide, humaniste et ambitieuse.

La campagne commence et il ne reste déjà plus que quelques semaines pour convaincre. Comme l’ensemble des socialistes audois, je serai au rendez vous !